Petit journal des sources et de la Joie de vivre

Les aliments peuvent-ils modifier le patrimoine génétique ?

Approche intéressante : Les aliments seraient capables d’entraîner des mutations des gènes, de les endormir ou de les réveiller et ainsi d’induire des effets bénéfiques ou néfastes.

Soigner le terrain : Une formule qui désormais fait loi chez les homéopathes. Mais l’apparition d’une maladie dépend non seulement du terrain génétique de chacun, mais aussi des modifications de l’expression génétique sous l’influence de ses habitudes alimentaires. C’est l’interaction entre le patrimoine génétique et l’alimentation – entre autres – qui va entraîner ou non le développement de pathologies.

Ainsi s’expriment d’éminents savants, médecins et chercheurs du CNRS et de l’Inserm lors d’un récent colloque sur la question. Les scientifiques sont unanimes : les aliments peuvent moduler l’expression d’un gène spécifique, soit directement en se fixant sur l’enzyme chargée de transcrire ce gène comme c’est le cas pour les acides gras ; soit par des relais hormonaux comme c’est le cas pour le glucose.

L’évolution de l’alimentation humaine s’est opérée sur de très longues périodes, ce qui a permis au patrimoine génétique de s’adapter en douceur. Or il n’a fallu que deux générations pour bouleverser totalement l’alimentation dans les pays industrialisés avec enrichissement en lipides saturés et en sucre, et appauvrissement en amidon et en fibres. Un changement aussi important de l’alimentation sur une période aussi courte est difficile à gérer par notre patrimoine génétique d’autant qu’il est globalement d’une grande stabilité. On ne peut donc pas compter sur l’évolution de ce patrimoine génétique pour permettre des adaptations sur de cours laps de temps. Il va falloir gérer nos évolutions et nos mutations avec beaucoup d’intelligence physiologique !

A l’écoute du corps, de ses réactions, de ses signaux d’alarme – fatigues, lourdeurs, douleurs – nous déciderons de notre hygiène et de nos orientations alimentaires et par conséquent cela induira une meilleure adaptation de notre patrimoine génétique à la période que nous traversons.

Archives du Groupe de Recherche des Sources

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